Ecrire et publier son premier roman : oui, mais comment ?

Pour beaucoup, écrire et faire publier son premier roman peut être un chemin de longue haleine. Sur la liste des résolutions du nouvel an depuis maintenant de longues années, il est parfois facile de se décourager en voyant le travail à accomplir avant de pouvoir enfin tenir son livre relié et édité entre ses mains.

Pour vous remettre les idées au clair et dissiper cet épais brouillard qu’est l’autoédition, nous vous livrons quelques précieux conseils !

 

Mise en forme des idées

Comme tout métier, celui d’auteur requiert de la méthode et une stratégie bien rodée. Il est très rare et donc très peu probable que vous vous asseyez à votre bureau, ouvriez votre ordinateur et que l’histoire découle d’elle-même (si vous en êtes capables pour votre premier roman, nous vous tirons notre chapeau ! Vous êtes un vrai virtuose de l’écriture !).

Comme lors de l’écriture d’un essai, avoir un plan est essentiel pour éviter les grosses ratures, cafouillages et autres incohérences dans votre histoire.

 

Mais pour cela, déjà faut-il être en mesure de clarifier le fil conducteur de son histoire. Pour vous permettre d’avoir une vue globale de votre histoire, deux méthodes :

 

Les post-it (ou bloc-notes repositionnables)

Notre première méthode, plus classique, requiert deux outils : un mur uni et des post-it. L’idée est de séparer visuellement votre mur en chapitres pour avoir une vue d’ensemble. Pas de panique, il est inutile de marquer de façon permanente vos murs fraîchement peints à coup de marqueurs juste pour le plaisir d’écrire ! La meilleure façon de procéder reste l’utilisation d’un bout de papier-peint retourné ou d’une grande feuille pour avoir un fond neutre !

La seconde étape est de prendre vos post-it et d’écrire sur chacun d’entre eux l’une de vos idées : cela peut être une action, un passage important (ou non), l’apparition d’un personnage, un bout de dialogue etc. Le but est d’avoir le plus d’éléments possible pour ensuite les positionner sur les chapitres correspondants.

Cette étape vous permettra d’y voir plus clair sur chaque partie et action de votre histoire et de pouvoir les repositionner pour donner plus de cohérence à votre livre !

 

Le tableau Excel

La deuxième méthode est beaucoup plus moderne et ne nécessite qu’un outil : votre ordinateur ! Si vous êtes fâché avec Excel, il est temps de vous réconcilier avec cet outil ! Très utile et loin d’être utilisé uniquement par des experts en informatique, il peut s’avérer être un allié de choix dans votre écriture.

Similaire à la méthode des post-it, découpez votre tableaux en chapitres dans un premier onglet et écrivez toutes vos idées dans un onglet à part. Une fois vos idées listées, vous pouvez alors les repositionner dans le chapitre correspondant !

 

Un dernier petit conseil d’écriture qui pourrait bien vous faire gagner de longues heures de réflexion : vous n’avez en aucun cas l’obligation d’écrire de façon chronologique ! Personne ne vous jugera pour avoir commencé votre livre par la fin (et honnêtement, qui sera au courant ?). Au contraire, votre livre sera ainsi ponctué de moments de joie, de tristesse, de nostalgie et autres émotions essentielles à votre histoire. Le meilleur moyen de transmettre ces émotions à votre audience est de les écrire quand vous ressentez vous-même ces émotions : votre écriture en sera beaucoup plus belle et fluide.

 

Rythme d’écriture

En combien de temps je peux estimer avoir écrit mon livre ?

Si vous souhaitez passer par l’autoédition pour publier votre livre, il est inutile de vous fixer une date de fin d’écriture irréaliste ou beaucoup trop courte (particulièrement si vous écrivez en parallèle de vos études ou travail). A moins que vous ne soyez une de ces personnes particulièrement efficaces sous la pression, prenez votre temps et ayez conscience que le temps d’écriture d’un livre peut être très variable !

Bien entendu, un roman d’à peine 200 pages sera bien plus rapide à écrire qu’un roman de 900 pages. Il est essentiel de se comparer à ce qui est comparable. Un concours d’écriture NaNoWriMo  propose à des auteurs d’écrire un roman de 50 000 mots en 1 mois, certains arrivants même à finir ce challenge en seulement une journée !

Gardez donc à l’esprit que le temps d’écriture est très variable mais aussi extrêmement personnel !

 

Un lieu et du temps dédié à l’écriture !

Evitez le lit ! Si vous commencez en écriture, l’endroit le plus probable pour procrastiner est votre propre lit ! En effet, une fois enveloppé sous une chaude couverture, des coussins et probablement aussi des plaids et un chauffage, il y a de grandes chances pour que votre clavier vous fasse atterrir comme par magie sur la page « tendance » de YouTube !

Un des plus gros clichés d’écrivains est d’écrire dans un café, et pour cause ! Le fait de se lever, se forcer à se préparer et sortir de chez soi pour aller s’assoir dans un café pour aucun autre motif que celui d’écrire est bien plus bénéfique que de rester dans son lit en s’auto-persuadant que l’on sera productif. Si possible : le plus loin possible du wifi !

 

Combattre le syndrome de la page blanche

Très connu dans le milieu de l’écriture, le syndrome de la page blanche peut rapidement sembler insurmontable. Dans ces cas-là, l’idéal est de prendre l’air et de se vider la tête, une sorte de pause pour notre cerveau.

Il n’y a aucune honte à arrêter un passage, le mettre de côté, travailler sur un autre plus inspirant sur le moment, puis le reprendre après ! Encore une fois, quand le livre sera fini, personne ne saura que tel ou tel passage a été écrit dans le désordre !

 

Mise en page

Une fois votre œuvre terminée, il est temps de l’imprimer  ! Si vous commencez tout juste à écrire votre livre mais voulez être sûr d’envoyer le bon format chez votre imprimeur, voici quelques conseils  qui peuvent sembler insignifiants mais ont une réelle importance lors de l’impression.

 

Marges

Lors de l’écriture, il peut être tentant de raccourcir les marges de son document Word pour y faire rentrer plus de mots. Une chose à bien garder en tête : une fois votre livre imprimé, une partie de vos marges sera utilisée pour la reliure !

Vous pourriez regretter amèrement votre décision lorsque vous réaliserez qu’une partie de vos phrases est prise dans la colle qui a servi à relier votre livre. Il est important de garder au moins 2 à 3 cm de sécurité de chaque côté (mais également en haut et en bas de la page) de votre document. On n’est jamais trop prudent !

 

Type de livre

Le type de rendu que vous désirez joue également un rôle important dans la mise en page de votre livre. En effet, que ce soit en nombre de pages, en format ou en police d’écriture, chaque détail a son importance.

Vous souhaitez imprimer votre livre en format de poche ? Pensez donc au nombre de pages adapté pour un tel format ! Si votre livre est massif au format Word, il sera doublé une fois mis au format de poche. Pensez-y donc en amont et réduisez la police. Le rendu n’en sera que plus beau !

De la même façon, si vous souhaitez avoir plus de pages dans votre livre (pour des histoires plus courtes) mais n’avez rien de plus à ajouter, ajuster votre taille de police sera une solution toute trouvée !

 

Impression

Format

Une fois votre mise en page terminée, cette étape devient alors très simple et il ne vous reste plus qu’à choisir votre format :

  • Format de poche (11×18 cm)
  • Format standard (A5)
  • Grand format (A4)

 

Papier

En relation très étroite avec le type de format choisi, le papier utilisé lors de l’impression de votre livre peut avoir deux aspects : bouffant ou standard. Le poids du papier ne sera pas différent, mais le rendu, lui, sera variable.

On retrouvera plus communément une utilisation du papier bouffant pour l’impression d’un livre au format de poche et du papier classique pour toute autre impression !

 

Couverture

En fonction de votre nombre de page, l’impression de votre couverture devient personnalisable. Rigide, souple, mate, brillante, toutes les fantaisies sont permises ! A vous de laisser libre cours à vos envies.

Une dernière astuce pour vous aiguiller un peu dans ce vaste terrain qu’est la couverture : une couverture souple sera beaucoup plus adaptée pour un livre de poche !

 

 

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